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Depuis le scoutisme ou j'ai appris a aller vers les autres en communiquant a l'aide de sifflet , de signaux avec les bras et même .....je suis mort de rire a ce souvenirs .....des signaux de fumée avec l'encens du curé !
Ce qui nous a valu une belle "engueulade" du chef de troupe ....et la promesse d'une trempe par mon père . Il a finit par m'avouer qu'il avait été enfant de choeur et qu'il mettait des amorces dans l'église qui pétaient quand on marchait dessus . Ces petites pastilles rondes explosives n'existent plus , même dans les magasins de farces et attrapes .
Avec les filles , en grandissant , j'ai vite appris a communiquer avec les mains . Ce qui amenait des concerts de cris et de galopades dans les rues autour de l'école . Attendez , je n'étais pas le satyre du village , mais un bon petit diable , qui aimait jouer avec les filles . Jusqu'au jour ou j'ai découvert un endroit magique qui nous faisait devenir graves .....elle et moi !
le SCR 300 et le Jean ...qui semble soit inquiet soit enrelation avec une PFAT 
Et puis est venu l'armée ou on ne rigole pas avec la communication et j'ai utilisé longuement le SCR300 , un émetteur-recepteur américain, assez lourd mais porté sur le dos . En ce qui me concerne je l'ai toujours utilisé soit d'un poste de commandement fixe , soit d'un command-car ou de nuit près du T lumineux ou j'étais en relation avec l'avion largueur . Dans ce dernier cas ce n'étais pas très confortable , seul dans la nuit avec pour seul arme un pistolet bien trop lourd pour ma main . Mais par prudence j'avais toujours , trois ou quatre grenades ( détournées par mon copain magasinier d'armes ) car plus d'une fois j'ai entendu grenouiller dans les buissons bordant la zone de largage (appelée DZ) sans savoir si c'était des fels ou des gus de chez nous .
Tranquillisez vous , je les ai rendu a l'armée avant de rentrer en France .
Puis j'ai découvert la CiBi , la fameuse Citizen Band , la longueur d'onde des citoyens , le 27 mégahertz !
Nous avions de grandes antennes sur nos voitures et même sur mon toit ......mon charcutier , mon boulanger et bien d'autres avaient rejoints les routiers qui avaient été les précurseurs avec les ( TX) petits émetteurs récepteurs sur leurs camions ......

Impressionant comme parapluie mais très efficace , brave dakota
Et nous allions apprendre le langage des pros . Ici balsator ( bravo alpha lima sierra alpha tango oscar roméo ) mon QRZ (mon pseudo) arok (pseudo de mon boulanger de l'époque ) je te copie 5 sur 5 ....autrement dit " je t'entend fort et clair . Quelle folle époque ce fût , pourchassé par la police et la gendarmerie , détecté par de voitures gonios . Quand on voyait une camionnette passé lentement dans la rue on savait que nous étions repérés . On se serait cru , le risque en moins , pendant la guerre quand les allemands recherchaient les émetteurs des résistants .
Et puis , un a un les pseudos ont été découverts entre nous .... et nous nous sommes rassemblés , nous avons pris de la force et les pouvoirs publics ont bien été obligés de céder. Nous pouvions signaler les radars , que nous appelions les "boites a images", parasites en cibi c'était QRM , alors les flics devinrent QRM22 , rouge si c'était des gendarmes ......amusement mais utilité aussi , dépannage , radio-guidage .... mais hélas , bientôt , racolage ! Mêmes les putes avaient compris qu'elles pouvaient diriger les mâles vers leur camionnette ......qui commençait a fleurir le long des routes dans les forêts ....d'Ile de France en particulier .
Je vous en raconterai d'autre ....des aventures a la sauce CiBi .
Mais l'Internet et le portable est arrivé....la Cibi est oubliée !A bientôt si vous le voulez bien ......
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L'Algérie c'était aussi cela ....la mort possible derriere chaque rocher
.Cette montagne a un drôle de nom , un de ses gars , un pied noir , croît pouvoir traduire en Montagne de la Chèvre . Pauvre bête , mais elle crèverait dans un désert pareil .
Ils sont partis depuis deux heures avant l'aube . Comme a son habitude il a mis ses gus en file indienne décalée . Une partie regarde vers la gauche , l'autre vers la droite . Il lui est même arrivé de tiré quelques balles devant le pékin qui n'a pas respecté l'intervalle de sécurité . Comme a son habitude aussi il est en tête de son commando et ses flankers sont a leur place .
Luc , Luc le Fêlé , comme on l'appelle dans le secteur, Luc le fêlé que tous les baroudeurs du coin voudraient avoir pour chef . Eux savent que Luc est le contraire d'un inconscient , c'est au contraire un chef ayant soin de ses hommes , ne prenant jamais de risque inconsidéré .
Mais dans ce régiment de biffins les officiers ne l'aiment pas , il n'a pas fait la Mecque de l'Armée Française , SaintCyr !
De plus Luc est métis , ça fait tache dans un mess , ça fait tâche dans ce beau régiment Franco-gaulois . Tous se demande pourquoi le Colonel a accepté la création de ce commando et surtout l'arrivée d'un lieutenant para qui a exigé de trier les bonhommes , de choisir son armement et , a la limite , de choisir ses missions .
Et d'où vient-il cet oiseau rare dont l'ascension en Indochine fût fulgurante pour se terminer a Dien Bien Phu . Au dernier moment il a réussi a retraverser les lignes Viets et pendant deux mois il a erré dans la jungle . Un patrouille de la Légion l'a retrouvé , a moitié mort de faim et blessé par un animal .
Luc marche toujours devant ses gars . Son regard d'aigle sait voir avant tout le monde le fell planqué dans la pierraille , décelé l'anomalie qui lui indique un danger . Aujourd'hui il a comme un malaise . Sa nuque est raidie comme par une appréhension qu'il ne s'explique pas .
Pourtant si , depuis l'entrée dans cette vallée ou aucun oued ne coule , pas un animal , pas un être vivant et malgré le soleil , aucun de ses gros lézards qui peuplent habituellement les trous dans la roche .
Il ralentit la marche du commando , d'un coup d'oeil il contrôle les intervalles de ses gus et fait signe au suivant d'enlevé les crans de sûreté . Ce qui se transmet a tous le commandos . Jamais un mot , tout par signe , les deux flankers se sont immobilisés .
Les muscles sont bandés , chacun regarde le rocher qui les abritera en cas de tirs ennemis . Les souffles sont plus court , le coeur bat plus vite , comme un tigre chacun est prêt a bondir . Pour en arriver a cela , des journées , des semaines , des mois d'entraînement ont été nécessaires . Ils ont appris a se contenter d'un litre d'eau , a seulement humecté les lèvres au lieu de boire goulûment comme tout homme normal , assoiffé , dans ces paysages de fin du monde . Ils ont appris a privilégié l'armement au détriment de la "graille" (1) . A se contenter du strict nécessaire pour conserver leurs forces . Les longues marches dans les djebels les ont endurcis . Ils ne sont pas maigres mais par un poil ce graisse sur ces homme aux visages émaciés .
Ils ont appris a sauter d'un camion en marche a 30 ou 40 klmh . Il a fait modifier les véhicules pour qu'ils puissent s'en extraire comme l'éclair .
Puis ils ont subit un entraînement particulier , apprendre le roulé-boulé .
Et puis un jour un dak (2) est arrivé sur le petit terrain d'aviation dans la vallée . Pendant huit jours les corolles blanches ont écloses sous l'avion . Luc a fait brevetés para tout son personnel , harkis inclus .
Ils ont encore en tête ce jour ou un général est venu leur remettre leur brevet de parachutiste . Un général car cette expérience a été commanditée et suivie de près par la Région militaire .
Depuis les coups de main sur les fells se succèdent , Luc n'a pas perdu un seul homme et dans huit jours ils défilerons sur les Champs Elysées avec un Régiment Para .
La haut les flankers se sont arrêtés a nouveaux . Luc a compris mais n'a rien vu . Un petit trou au milieu du front sous le béret rouge . Il ne verra plus rien .
Il ne verra pas ses gus défiler , la gorge serrée , en pensant a ce chef d'élite , qui ne les conduira plus au combat .
Dans un petit village de Correze , sur une tombe on peut lire .....
Luc LE FÉLÉ, mort pour la France dans le Djebel de la Chèvre . Algérie .
1925 - 1958
Luc le Fêlé ......... et oui , c'était son vrai nom , il avait l'âge du Christ quand il est mort !
Récit d'imagination mais écrit pour rendre hommage a ces officiers parachutistes qui savaient obtenir le maximum de leurs hommes sans prendre de risques inconsidérés . Tout cela est arrivé mais en d'autres lieux......(1) graille = aliments
(2) DAK = C47 Dakota avion bien connu des paras .
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Un soir en rentrant a l'Etat major de la Place avec ma patrouille , pour rendre compte j'empruntai un long couloir..........
Tiens il est bizarre celui-la , je serre un peu plus ma Mat et j'observe avec méfiance un arabe dans une djellaba crasseuse qui marche devant moi . Rapidement il enlève sa pelure dégoûtante et je vois apparaître un uniforme français et en se retournant vers moi j'aperçois les galons de capitaine .
Voyant ma surprise , il s'écrie : - Je suis le capitaine A.......... et je te connais pour avoir étudié sérieusement ton dossier . Je rectifie la position quand je l'entend me dire - Laisse tomber , c'est bon pour les bleus ces simagrées ! Puis il ajoute - quand tu auras rendu-compte viens me voir , la porte au fond du couloir marquée " 2eme Bureau " .
Un peu inquiet je frappe a cette porte et pénètre dans un bureau très particulier avec un désordre invraisemblable d'armes diverses et de tenues non conformes a l'esprit militaire .
Presque brutalement il m'annonce que je ne dois parler a personne de cet entretien .
Je suis désormais pour toi le Capitaine Shérif ou Shérif plus simplement . Nous allons nous tutoyer et tu ne passera plus a l'Etat Major mais a l'adresse que je t'indiquerai . En accord avec mon collègue du 2eme bureau de ton Centre nous t'avons sélectionné . Je vais t'expliquer en détail ce que nous attendons de toi , tu peux refuser il en est encore temps .
Puis il m'expliqua que je devrais me balader parfois la nuit seul dans le djebel ou avec lui . Que notre but était de savoir ou sont les fells , de les repérer et de décrocher . Les patrouilles ne saurons pas ou nous sommes et qui nous sommes . Par contre nous serons tenus au courant de tout leurs mouvements .
Il ajouta - je sais que tu te déplace sans faire de bruit et que la boussole n'a pas de secret pour toi . Tu acceptes ? ........ et comme dans un nuage je m'entend dire " oui , mon cap......pardon.....oui , Shérif ! ( des années après je n'arrive toujours pas a analyser ce qui s'est passé véritablement cette nuit là , j'ai été subjugué par cet homme qui allait devenir un ami , presque un frère )
Ayant en poche une permission de nuit comme prévu ( délivré par mon officier du 2eme bureau du Centre) je sonne a l'adresse indiquée et j'ai la surprise de me voir ouvrir la porte par une jeune fille , nue sous une tunique blanche transparente qui laisse presque tout voir . Venez dit-elle en m'entraînant vers un patio ou Shérif , en tenue de combat , m'attend .
Je te présente ma soeur , Djamila . L'autre que je n'avais pas vu , qui sort du bassin central , entièrement nue , n'est pas gênée en s'avançant vers moi - je suis Kahina me dit-elle avec un sourire ironique devant ma gène , visible ! Elles restent tout naturellement dans le patio quand je me change pour revêtir une tenue de combat avec une djellaba au dessus .
Ce soir notre virée sera courte et je comprend vite la manière d'échapper aux patrouilles . Nous rentrant chez lui vers 2 heures du matin et après un bon bain dans ce bassin a l'eau pure et fraîche , un vieille dame nous sert des boissons que je penses être du thé . Nepouvant rentrer immédiatement aua centre , je m'endort sur une natte ,près du bassin,en pensant aux jolies filles de la maison .
Nos petites sorties se multiplient mais j'ai toujours cette angoisse au creux de l'estomac et je dois me rendre a l'évidence , je ne m'habitue pas , j'ai la trouille !
J'en parle a Sherif qui me dit en riant- moi aussi - tu te moque de moi - non jean , dans ce genre d'aventure on ne s'habitue jamais car le jour ou tu n'auras plus peur tu deviendra dangereux pour toi et pour les autres .
Bon j'ai compris je ne lui parlerai plus de mes angoisses .Cette nuit pour une raison qu'il ne m'a pas expliquée , il partira seul et il me demande de rester dans la maison et de préparer des explosifs avec retardateur comme il m'a appris .
C'est dans une espèce de cave remplis d'armes diverses avec de quoi faire sauter cette grande maison . Le maniement de ces explosifs n'est pas dangereux mais le calme est tout de même exigé . Sherif a parfois des idées bizarres et a déjà utilisé ses talents d'artificier pour faire sauter un rocher dont les débris ont condamné une grotte refuge du F.L.N .
Je sais que dans trois jours je dois partir seul dans cette nuit qui m'oppresse un peu . Djamila le sait aussi , elle deviens très attentionnée a l'approche de cette date ; J'ai l'impression qu'elle essaie de m'insuffler de la force . Ce soir j'ai beau lui dire que c'est dangereux elle continue a me passer la main dans les cheveux , très doucement, je sens son souffle léger sur ma nuque . Ayant terminer je suis heureux de pouvoir remonter dans le patio ou nous ne serons pas seul car j'ai peur de mes réactions .
Tiens personne , Kahina a disparu et Djamila entame une danse lascive . Pas la danse traditionnelle des femmes berbères . Non, c'est plus lent , beaucoup plus lent , on a l'impression qu'elle ondule . Elle me regarde fixement , je suis hypnotisé , incapable du moindre geste , de la moindre parole . Ses pieds nus effleurent a peine le sol , on la croirait aérienne .
Puis elle laisse glisser le peu de vêtements qui restait sur son corps et sa beauté explose . Elle est belle , divinement belle , elle cambre ses reins de plus en plus puis se détend en reprenant son ondulation tout en s'approchant de moi . Je suis dans un état second . Elle sait ce qu'elle fait , ce qu'elle veut , elle sait que je ne résisterais pas . Elle m'entoure , me dévore de baisers , tout en continuant sur place cette danse venant du fond des âges .
C'est la femme dans sa plénitude , c'est ève au premier jour de la désobéissance . Elle m'enlace et doucement ....... Bon le reste ne vous regarde pas .
Au matin quand Sherif rentre , il comprend tout de suite , en voyant Djamila qui chante doucement pour me réveiller en passant ses beaux cheveux noirs sur mon visage ......fatigué !
Quand il me reconduit a la porte il met sa main sur mon épaule et me dit " Va mon frère, tu n'a plus besoin d'une mission pour venir la voir "http://data0.eklablog.com/balsy/mod_article46210405_4fa62ad9694b3.jpg http://data0.eklablog.com/balsy/mod_article46210405_4fa62c3e75883.jpg
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Quelques temps apres,l'aventure avec Carmen je retourne dans ce bar, avec dans ma poche une permission de nuit inutile .
Assis dans un coin de la salle , j'attend l'heure de la fermeture pour rentrer sagement au casernement . Manuela me fais signe de m'approcher du bar , me tend la fameuse clef de son studio et me dit qu'elle a besoin de parler de la France et qu'elle aimerait déguster avec moi le foie gras que ses cousins des landes viennent de lui envoyer .
Peut-on refuser un foie gras ? Non , bien sur . Bien installés, la bouteille de sauterne sur la table , nous rions , nous buvons !Soudain nous réalisons que je ne vais pas pouvoir rentrer au centre en pleine nuit . Nous nous chamaillons pour savoir lequel va coucher sur le canapé . Je lui fais comprendre que la logique veut que ce soit moi .
Dans la nuit j'ai senti , un souffle leger sur mon visage , elle me recouvrait de peur que je prenne froid , comme une grande soeur qui prend soin de son petit frére . Au matin, avec le lever du soleil , ou presque , café , croissants . Puis elle me tend la clef du studio , tu viens quand tu veux , en frère .
C'était le début d'une grande amitié , que de soirées a rire , a bien manger mais a boire peut-etre un peu trop . Je n'ai jamais oser le moindre geste disons inconvenant .
Pourtant un soir nous avons fait une erreur , qui sans détruire notre amitié , allait la rendre plus trouble ........

Ce soir il fait tellement chaud avec ce ventilo qui marche mal que nous sommes tous les deux en tenue de bain . Ce bikini ramené de Paris met en valeur sa lourde poitrine et ses superbes cuisses . Le soutiens-gorge est tendu a craquer et la pointe de ses seins semblent vouloir percer le tissus .
Mais je tiens bon , on ne viole pas sa petite soeur !
Apres le repas nous sortons sur la terrasse minuscule admirer le ciel étoilé et respirer un peu d'air frais . Je passe comme d'habitude mon bras autour de ses épaules mais ce soir elles sont nues . Cela me trouble un peu , le contact de cette peau si douce . Puis elle frisonne , un courant d'air peut-ètre . Mais sa cuisse se rapproche de la mienne et mon trouble grandit . Petite soeur , je suis pas en bois , tu joue avec le feu . Elle respire plus fort me semble-t-il . Pour lui faire voir un feu qui s'est allumé sur l'horizon je passe derriere elle , prend son bras gauche pour lui indiquer la direction en collant mon visage contre sa joue . J'améne mon bras droit autour de sa taille et la serre doucement contre moi . Nous restons ainsi quelques secondes puis elle se dégage me prend par la main et m'entraine a l'interieur .......
La suite est merveilleuse , Manu est une fille de l'amour , de l'amour et du soleil , mais c'est l'astre nocturne qui nous éclaire maintenant . Son corps
est sublimé par la lumiere douce de la lune . Ses yeux brillent dans la demi obscurité de la piece . Son parfum est un mélange de plantes aromatiques .
Mais je n'avais jamais découvert , jusqu'a cette nuit , cet éffluve mélangeant le parfum des orangeraies et des plantes du djébel .
Algérie entétante , Algérie parfumée , Algérie pays d'amour et de soleil
Algérie envoutante ou tes filles nous troublent et nous retiennent , Algérie des souvenirs que rien n'éffacera jamais .
Nous nous sommes quittés au matin .....je lui tend la clef......j'ai manqué a ma promesse ......je ne reviendrait pas ......idiot me dit-elle en refusant la clef tendue ......reviens vite .
Je suis revenu . A ma libération en Décembre je lui ai proposé de vendre son bar et me rejoindre en Métropole . Elle a refusé .
" Ici c'est mon pays , j'y suis attaché .....au besoin je mourrais pour lui "
J'ai pris le bateau tres triste mais a ce moment là je ne savais pas que j'allais redécouvrir a coté de chez moi une fille merveilleuse . Elle est toujours là, depuis l'été 1957, d'un charme indéniable , ma parisienne , mon épouse , la mère de mes enfants , ma Minouche .
je la connaisais déja , avant de partir a l'armée , nous avions même flirté . Devant sa gràce , sa démarche arienne , sa félinité et ses yeux bleus je l'avais surnommé Minouche ........ encore aujourdhui quand ils ont un problème nos enfants commencent par en parler a leur maman .
C'est LA VIE QUI VA ............http://data0.eklablog.com/balsy/mod_article46110128_4fa12181b1939.jpg
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Algérie- Printemps 1956 .
Elle s'appellait Carmen .......
Accablé par la chaleur , avec en poche une permission qui ne me sert a rien depuis que Nicolette a rejoint la France , je remonte sans but la rue principale sous les arcades . Je vais passer voir l'ami Moretti le photographe qui pratique la pèche sous-marine dans la baie de Stora . Nous discutons souvent de longues heures et il me conseille pour mes plongées en apnée .
Le haut de Philippeville , près de la caserne Mangin .....le motard a mis sa capuche intégrale....
Puis me sentant une petite faim je m'attable , bien au frais , dans un des petits bars fréquentés par les paras . Je me déguste mon plat préféré , trois oeufs au plat avec deux petites saucisses bien relevées , les merguez , que le patron me sert en me disant - tiens le parisien , avec un petit rosé comme d'habitude !
Ce type , pô pô pô dit , est super sympa avec les paras , il nous appelle " mes p'tits gars" et n'est pas chien s'il manques quelques centimes ! Et puis en terrasse le petit cireur de service qui te propose des choses que "ça s'dit pas devant les dames "veut s'occuper de mes rangers . Je finit ma derniere bouchée de pain trempé dans la sauce des merguez mélangé au jaune d'oeufs , un délice .
Mes rangers en cuir rouge sont superbes mais pas réglementaires . Mon uniforme aussi a été retaillé .
Une jeune pucelle locale me regarde avec insistance , je la reconnais c'est une cousine à Nicolette ! Elle ose aborder un para dans la rue . En quelques mois les comportements ont bien changés, c'est peut-etre la conséquence du 20 Août 55 . Les paras ne sont plus considérés comme des renards dans le poulailler . Ou alors les poulettes adorent se faire déplumer . Mais les civils ont tellement eu peur lors de ces évènements que le métropolitain deviens une solution acceptabel et même souhaitable pour leurs filles . La peur de l'avenir allait changer bien des comportements .

Vue sur Philippeville depuis les CES N°1 .....au fond la baie de Stora .....
Elle m'invite a venir a un petite fête que ses parents offrent pour ses vingt et un ans . Rappelez vous me dit-elle , vous aviez dit " peut-ètre ". Elle ne vas tout de même pas me faire le même coup que Nicolette !
Et si , mais en plus confortable , dans ce grand jardin entouré de hauts murs , apres un slow serré , serré ....Mais elle avait déja connu le loup ! Mais ce n'en fût pas moins agréable ces filles du soleil avaient un don pour l'amour . Mon copain pied-noir m'avait prèvenu , les filles de chez nous sont faites pour l'amour.....
L'entrée nord du CENTRE .......bien ombragée
En revenant dans le grand salon sa mère me demande " Comment trouvez -vous ma jungle-jardin ? - trés agréable Madame , trés agréable ......voyou me chuchote Carmen a l'oreille et plus fort " Voila jean , je vous ai fait visiter ce qu'il y a de mieux dans cette maison "...... en pouffant dans sa main !
J'ai revu Carmen , apres ma semaine de permanence .
Jean , aujourdhui nous allons rendre visite a ma tante Manuela . Tu sais elle a perdu son mari dans un accident en métropole , l'année derniere . Depuis elle gére le bar que tu connais , elle même ! Effectivement je la connais pour avoir pris un verre de temps en temps dans cet établissement . Manuela a un sourire triste mais elle est tres belle . Carmen lui demande la clef de son studio , juste au dessus dans l'immeuble . Je ne vous en dit pas plus .
Les cabots-chefs(1) ....une race bizarre....le plus petit c'est moi .....au Service aérien j'avais un casque spécial plus léger que les casques américains ...... (1) = caporal-chef ....mais j'étais encore caporal ...faisant fonction de ......beaucoup plus
Notre liaison a duré un peu plus de deux mois puis un jour elle m'a annoncé qu'elle avait rencontré un jeune sous-lieutenant, présenté par la famille, et nous nous sommes quittés "bons amis" . Il n'y avait pas de veritable amour entre nous deux . Simplement un plaisir partagé . Et puis ce n'était pas mon milieu , beaucoup trop riche pour moi . Son avenir était ailleurs .
Et je ne sais même pas ce qu'elle est devenu après 1962 .
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